Projet de loi "sécurité globale"


Présente dans l’hémicycle pour la discussion du projet de « sécurité globale » L’insécurité prend aujourd’hui des formes de plus en plus variées : des incivilités dans l’espace public ou les transports, jusqu’aux violences graves sur les personnes en passant par les trafics, les violences urbaines ou les rixes entre bandes. Notre département n’est pas épargné.

Dans ce contexte des mesures s’imposent pour mieux assurer la sécurité des Français et mieux protéger ceux qui nous protègent parfois au péril de leur vie.

La notion de sécurité globale correspond à la notion de participation de tous: gendarmerie, police nationale, sécurité privée.

Sur le terrain, toutes ces forces échangent et coopèrent entre elles. Or, ce sont leur articulation et les conditions de leur collaboration qui font une partie importante de la qualité de la coproduction de sécurité dans notre pays et donc, de la sécurité de toutes et tous. Chaque acteur doit y trouver sa place, faire valoir ses spécificités, au service de la sécurité de tous.

Cette proposition de loi permet la mise en place d’une expérimentation sur l’élargissement du domaine d’intervention des policiers municipaux.

Les agents de police municipale par exemple sont autorisés à se voir communiquer des informations issues du fichier des véhicules assurés afin de leur permettre de contrôler le respect de l’obligation d’assurance prévue par le code de l’assurance.

J’ai alerté sur le seuil trop élevé du nombre d’agents municipaux exigé par commune (20) pour y participer ce qui exclut de nombreuses villes moyennes comme Lons le Saunier.

Le ministre de l’Interieur Gérald Darmanin s’est engagé à revoir le seuil. J’ai aussi demandé que l’expérimentation puisse être étendue aux communautés de communes.

Pour mieux protéger ceux qui nous protègent la diffusion des images des policiers nationaux et des militaires de la gendarmerie à des fins malveillantes sera prohibée et sévèrement punie. Cette mesure vise à regagner du terrain dans la guerre des images sur les réseaux sociaux et à lutter contre les messages abjects et le lynchage des forces de l’ordre.

Elle n’empêche en rien de filmer, ou d’informer et ne restreint aucunement la liberté de la presse à la quelle je suis attachée et dont je connais la déontologie. Le but est de protéger les policiers car ils deviennent des cibles à cause de leur fonction.

La sécurité est la condition de notre liberté, qui s’arrête ou commence celle des autres. Les garants en sont les gendarmes et les policiers qui œuvrent chaque jour pour faire respecter les lois de notre République affrontant tous les risques et tous les dangers.

La conjoncture ne permet à personne de le nier même dans le Jura. Pas de droits sans devoirs. Pas de liberté sans responsabilité.

Je serai toujours au côtés de ceux qui défendent l’Etat de droit.

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