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Conséquences de la crise économique pour les aéroports régionaux

J’interroge à distance le ministre des transports Jean-Baptiste Djebbari sur les conséquences de la crise économique pour les aéroports régionaux comme celui de Dole-Tavaux et sur les perspectives d’ investissements de Air France.

Le transport aérien est un des secteurs économiques les plus sévèrement touchés par la crise du coronavirus, du fait notamment des restrictions de circulation et des fermetures de frontières décidées partout dans le monde.

Lorsque les compagnies aériennes sont à l’arrêt, elles entraînent dans leur sillage les constructeurs, les sous-traitants et les équipementiers qui sont nombreux dans notre département et qui fournissent plus de 50 % de la valeur ajoutée de chaque avion produit.

À commencer par ceux qui travaillent pour Airbus, qui est devenu numéro un mondial en terme de livraisons devant son principal concurrent Boeing.

Malgré les difficultés financières, le PDG du groupe Air France KLM a confirmé que la commande de 60 Airbus A220 annoncée l’année dernière pour remplacer ses A318 et A319 serait maintenue, avec des premières livraisons dès 2021.

Les avions sont plus vulnérables et s’usent plus rapidement quand ils sont cloués au sol, ce qui nécessite maintenance et fourniture de pièces.

J’ai insisté sur l’urgence d’un plan de sauvetage de l’industrie de la sous-traitance qui est confrontée à un risque de déclin majeur, en particulier pour les plus petites entreprises plus fragiles sur le plan financier. Certaines ont lourdement investi dans de nouveaux outils et process pour augmenter leur production, alors que le secteur aéronautique connaissait une forte croissance, de l'ordre de 5% par an.

La filière aéronautique forme un tout: les PME et TPE dépendent des grands donneurs d’ordre, qui eux mêmes ne peuvent se passer des sous-traitants.

Le gouvernement, a accordé un soutien de 7 milliards d'euros à Air France pour faire face à la crise du coronavirus. C’est une première étape, pour préserver le secteur. Il faudra maintenant un plan massif pour soutenir les fournisseurs, sauver les emplois et préserver les savoir faire de cette industrie de pointe.SKF

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