Millénaire du prieuré Notre-Dame de Vaux-sur-Poligny

Vaux sur Poligny a fêté le millénaire du prieuré Notre-Dame de Vaux-sur-Poligny, ancienne fondation monastique rattachée à l'ordre de Cluny au XIème siècle: un long voyage dans le temps retracé par le maire de Vaux, André Roy qui a aussi dévoilé les deux plaques donnant un nom aux places du site : place du Prieuré et place Louis Milcent.

L’histoire raconte qu'un culte voué à une Dame verte, divinité celte des bois et des sources, se tenait dans la reculée sauvage et verdoyante, où bondissent les eaux cristallines et capricieuses de la Glantine. La christianisation a remplacé ce culte par celui de la Vierge, et c’est avant l'an 1000 qu’une chapelle fut élevée pour protéger la statue de Marie, en bois polychrome, réputée miraculeuse.

Sur le même lieu, fut fondé par le comte de Bourgogne, en 1029 le Prieuré de Vaux-sur-Poligny, le premier et le plus important des prieurés clunisiens du Jura.

Ravagés au cours des siècles par les incendies et les guerres, les bâtiments monastiques ont été rebâtis au XVIIe et au XVIIIe puis à nouveau partiellement détruits durant la Révolution.


L’église a été reconstruite sous l’égide d’un grand architecte : Viollet-le-Duc que l’incendie de Notre Dame a récemment rappelé à notre souvenir.

Cette église remarquable dispose de voûtes élancées, d’un toit aux 34 000 tuiles vernissées, et d’un orgue Hartmann.

Ce patrimoine précieux est préservé et mis en valeur par l’association centenaire des Anciens et Amis de VAUX, présidée par Jean-Marie Guinchard.

Madame Dominique de Caffarelli, ancienne maire de Vaux a retracé la vie et l’œuvre de son aïeul, Louis Milcent, créateur du syndicat agricole de l’arrondissement de Poligny en 1884, et co-fondateur de la première caisse de Crédit agricole en 1885, association de crédit à vocation mutualiste et solidaire dans l’esprit des "Fruitières du Jura" et du fouriérisme franc-comtois.

Une belle leçon d’histoire locale dans un lieu magique qui peut aussi être regardée avec l'œil de l'avenir : avec un tel potentiel il y a sans doute un futur à écrire, aussi inventif et audacieux qu’au passé.

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