đđŸPas de vacances pour les Ă©leveurs du Jura, dans les pĂątures brĂ»lĂ©es par le soleil, les bĂȘtes nâont plus rien Ă brouter.
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Mais elles peuvent compter matin et soir, sept jours sur sept, sur les bons soins de celles et ceux qui les Ă©lĂšvent : le foin quâon apporte, les abreuvoirs quâon remplit, le sel
et lâombre quâon vĂ©rifie dans chaque parcelle.
ïżŒđźđVoilĂ ce quâest, concrĂštement, le bien-ĂȘtre animal : pas un slogan, mais des gestes quotidiens que personne ne filme. Nos Ă©leveurs connaissent leurs animaux un par un et derriĂšre chaque bĂȘte, il y a des annĂ©es de travail et lâhistoire dâune ferme.
Cette annĂ©e, ces gestes coĂ»tent plus cher que jamais : la sĂ©cheresse oblige Ă entamer les stocks dâhiver dĂšs le mois dâaoĂ»t, tout cela au moment mĂȘme oĂč les cours de la viande et des broutards sâeffondrent alors que les charges, elles, ne baissent pas.
Le plan sĂ©cheresse annoncĂ© par la ministre est le bienvenu pour les cultures. Mais il faut quâil comporte un volet Ă©levage Ă part entiĂšre.
Racheter du foin Ă prix dâor pour nourrir un troupeau que lâon vend Ă perte : voilĂ la rĂ©alitĂ© de nos exploitations jurassiennes cet Ă©tĂ©. Fourrage, trĂ©sorerie, prix : trois urgences que je porte auprĂšs de la ministre.
Câest le sens de mon courrier Ă la ministre de lâAgriculture et de ma question Ă©crite sur lâapplication du tunnel de prix en filiĂšre bovins viande.
đšâđŸđ©âđŸĂ celles et ceux qui, chaque jour, veillent sur leurs bĂȘtes, entretiennent nos paysages et nous nourrissent : jâapporte tout mon soutien, et je continuerai de porter leurs difficultĂ©s lĂ oĂč les dĂ©cisions se prennent.











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