SKF : le secteur aéronautique dans la tourmente


Des compagnies aériennes à la sous traitance, le secteur aéronautique est dans la tourmente depuis mars. La chute de l'activité mondiale depuis les mesures sanitaires liées au coronavirus met en difficulté des pépites jurassiennes.


En premier lieu l’équipementier industriel SKF, leader mondial dans le domaine du roulement mécanique qui représente 347 postes à Lons le Saunier.


Très tôt j’ai demandé au gouvernement de veiller à ce que les 15 milliards d’euros du plan de soutien à l’aéronautique irriguent bien tous les territoires et les filières de sous-traitance locales.


On ne sauvera pas l’aéronautique sans sauver les sous-traitants. Il n y a pas de donneurs d’ordre sans sous-traitants et pas de sous traitants sans donneurs d’ordre si l’on considère qu’un avion est sous traité à 70% et que dans chaque avion volant de par le monde il y a une pièce SKFJura .


Pour être en relations régulières avec le ministère de l’économie je sais combien est forte l’attention de la ministre Agnès Pannier Runacher sur la situation de SKF.

"Je suis de très près ce dossier et je peux souligner la qualité du dialogue social et de l’accompagnement par la #Direccte et la #DGE "


La direction s’est inscrite dans la démarche volontariste du "plan de relance stratégique SKF Aerospace 2023, qui a pour objectif de préparer l'avenir et de renouer avec une croissance durable.


Elle a répondu à l’appel à projets de modernisation de la filière aéronautique du plan de relance.

Je soutiens bien sûr ce dossier car je connais bien l’excellence et la rareté des savoir faire des personnels tout comme la vision forte et l’énergie déployée par la direction pour l’innovation.


Ce plan de relance stratégique a pour but de minimiser voir d’ empêcher les suppressions de postes.

En parallèle, l’APLD, (activité partielle de longue durée), dispositif de soutien à l’activité économique permettrait à l’entreprise, qui est confrontée à une réduction durable de son activité, de diminuer l’horaire de travail de ses salariés, et de recevoir pour les heures non travaillées une allocation en contrepartie d’engagements en matière de maintien en emploi.


En raison des cycles longs et des montants élevés que nécessitent les projets de réorganisation, de formation, pour le développement d’innovations de rupture dans l’aéronautique du futur, j’espère que les salariés et l'entreprise sauront trouver un accord pour se saisir de ce dispositif mis en place par le gouvernement pour préserver les compétences des salariés et des entreprises le temps de la crise.


Crédit photo Le Progrès Jura

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