En commission spéciale, le débat porte sur l’objectif de « zéro artificialisation nette » (ZAN)


J’alerte sur les difficultés des communes rurales en matière de construction sur leur territoire , quel que soit le régime juridique qui s'applique à elle en matière d'urbanisme. Engagées depuis des années pour la sobriété foncière elles ont vu la superficie de leurs espaces constructibles fortement restreinte dans les plans d'urbanisme.


Sans remettre en cause les grands principes d’un aménagement de l'espace mieux maîtrisé et plus respectueux de l'environnement, qui sont déjà la plupart du temps la réalité, il faut mettre davantage de souplesse et de réalisme dans l'application de cette notion au niveau local et tenir compte des efforts déjà faits.


Les attaques récurrentes contre la maison individuelle, s’opposent aux souhaits que les Français expriment depuis longtemps et de plus en plus avec le télétravail et le développement de l’emploi dans nos campagnes.


De nombreuses enquêtes montrent la préférence de nos concitoyens pour l’habitat individuel.


Comment concilier les attentes des habitants et les impératifs de densification ?


Le véritable problème est la définition même de l’artificialisation et sa complexité.


Peut on parler d’artificialisation lorsqu’un ménage utilise quelques ares de sol pour cultiver ses légumes, composter ses déchets, élever des poules, récupérer l’eau de pluie etc..dans une démarche vertueuse de développement durable ?


Si la nécessité de trouver un chemin vers la transition écologique fait consensus, les moyens pour y parvenir ne relèvent pas toujours de l’évidence.

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