Le premier ministre Édouard Philippe répond aux deux motions de censure

A l’Assemblée nationale : le premier ministre Édouard Philippe répond aux deux motions de censure :

« Le système de retraite actuel est en vérité anti redistributif !


Avec cette réforme, nous faisons d’abord le choix de revaloriser les pensions des plus vulnérables, de tous ceux que le système actuel pénalise, parfois de façon très dure.


Ceux qui défendent le statu quo se payent de mots sur le dos de ceux qui sont les moins bien traités par le système actuel : les agriculteurs, les artisans, les commerçants, les femmes, nos enfants.


Le conservatisme est une posture parfaitement autorisée. Mais elle est très souvent une imposture. Sous couvert d’une soi-disant solidarité, elle consiste à préserver des avantages devenus indus au détriment des autres. Ce n’est pas notre conception de l’égalité.


Quiconque partira à la retraite à partir de 2022, après avoir travaillé toute sa vie au SMIC, percevra au minimum 1 000 euros de pension en 2022 et 1147 euros à compter de 2025. Qui peut dire que ce ne serait pas un progrès social ?


Il n’y a pas de plan caché ou de tour de passe passe: indexation de la valeur du point sur la moyenne des revenus et celle des pensions sur l’inflation,nous avons bâti un double bouclier pour protéger le pouvoir d’achat. Le pouvoir d’achat des futurs retraités ne décrochera jamais par rapport au coût de la vie.


Sur la pénibilité personne ne peut imaginer que la situation actuelle serait idéale et juste ! C’est pour rétablir l’équité que nous devons tout remettre à plat et définir des règles claires, qui soient les mêmes pour tous, dans le secteur public comme dans le privé.


Sous le quinquennat précédent, le 49-3 a été utilisé à 6 reprises. Je suis sûr que sur les bancs du parti socialiste, on s’en souvient très précisément.


Le texte sur lequel j’engage la responsabilité du Gouvernement comprend de nombreuses améliorations proposées par des députés sur tous les bancs de l'hémicycle. Nous n’avons pas regardé l’origine politique de ces propositions, juste leur pertinence.


Le 49-3 n’est en aucun cas la fin du débat parlementaire. Le débat va se poursuivre au Sénat puis à nouveau devant l'Assemblée nationale. »

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