Projet de loi de règlement du budget et d’approbation des comptes de l’année 2018



Le 19 juin, nous avons examiné en séance publique à l’Assemblée nationale le projet de loi de règlement du budget et d’approbation des comptes de l’année 2018, qui vise à arrêter le montant définitif des recettes et des dépenses du budget de l’Etat de l’année passée.


Pour 2018, première année de plein exercice pour le Gouvernement et la majorité parlementaire, la France affiche de bons résultats macroéconomiques : la croissance économique s’évalue à 1,6%, l’investissement des entreprises a progressé de 3,9%, et 241 000 emplois marchands ont été créés.


D’autre part, la conduite de l’activité économique par le Gouvernement a permis d’enregistrer des recettes fiscales plus importantes que prévues dans la loi de finance initiale (LFI) qui prévoit et autorise l’ensemble des ressources et des charges de l’Etat, votée fin 2017.


Les dépenses publiques sont conformes à ce qui était prévu par l’Etat, et la part de la dépense publique dans le PIB a baissé par rapport à 2017. En ce qui concerne son solde budgétaire, soit la différence entre le niveau de recettes et le niveau de dépenses, la France est sur une trajectoire de diminution de son déficit public. Le poids de la dette reste stable.


Ces bons résultats français s’inscrivent dans la politique du Gouvernement visant à stimuler l’investissement et à augmenter le pouvoir d’achat. Ils sont à mettre en perspective avec un contexte international qui n’a pas été porteur pendant l’année 2018, plus particulièrement au sein de la zone euro dont la croissance a nettement ralenti par rapport à celle de 2017, alors que la croissance mondiale s’est maintenue.


Ce tassement de la croissance en zone euro s’explique notamment par des facteurs extérieurs comme les tensions commerciales engendrées par la politique américaine, la peur d’un choc économique provenant de sa politique de stimulation économique, ou encore la hausse du coût des matières premières. Des éléments internes à la zone euro comme les incertitudes liées au Brexit, la récession de l’Italie, troisième économie de la zone, et le ralentissement allemand ont aussi favorisé un ralentissement de la croissance économique de la zone euro.

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