Départ de Nicolas Hulot



Le départ de Nicolas Hulot m’attriste mais nous pouvons être fiers du travail accompli depuis un an. Dans les échanges que j’ai pu avoir avec lui, j’ai apprécié sa modestie, sa simplicité, son approche profondément humaniste de l’écologie et sa lucidité face à l’urgence.

Mais il était ministre et pas magicien.

Il voulait « une transformation écologique profonde, sociétale. Il savait qu’elle n’aurait pas lieu en cinq ans mais qu’il fallait « l’initier et mettre en place des dynamiques irréversibles. »

Il a tracé le chemin. Ensemble nous avons engagé plus de mesures concrètes en quinze mois que dans toutes les décennies antérieures.

Le projet d’introduire dans l’article 1 de la Constitution et donc dans le droit suprême le climat et la biodiversité, c’est à lui que nous le devons.

Il aura été mis fin à 40 années d’atermoiements avec l’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes.

Nous avons voté la fin de l’exploitation des hydrocarbures et du gaz de schiste, l’arrêt des centrales à charbon d’ici 2022 et de Fessenheim d’ici quatre ans.

Nous avons lancé un grand plan de développement de l’économie circulaire suivi par Brune Poirson, un plan de déploiement de l’hydrogène, un plan biodiversité pour protéger les espaces et les espèces.


La France a pesé au cœur du débat européen sur le glyphosate pour ramener les limites de son usage de 15 à 5 ans en Europe, et sa sortie sous 3 ans chez nous.

On pourrait citer aussi les 50% de produits bio dans les cantines scolaires, la généralisation du chèque énergie pour les ménages précaires d’un montant moyen de 150 euros et bientôt 200 euros.

C’est peut être une « politique des petits pas » comme l’a souligné Nicolas Hulot mais la liste est longue et ce sont autant de jalons concrets vers un monde possible pour lequel nous continuerons à agir avec énergie et détermination.


La plus grande réussite de Nicolas Hulot c’est l’éveil des consciences sur la tragédie climatique qui se joue et sur l’interdépendance profonde entre les êtres vivants, l’homme n’étant pas en dehors du tableau, c’est la survie de l’humanité qui est en jeu.

Toute la société est concernée et responsable des conditions de vie sur la planète que nous laisserons à nos enfants et petits-enfants et pas seulement les ministres.

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