Affaire Benalla beaucoup de bruit pour rien, beaucoup de temps perdu !

Beaucoup de bruit pour rien, beaucoup de temps perdu, à l’Assemblée nationale cet après midi : les deux motions de censure ont échoué lamentablement : la première celle de LR a rassemblé 143 voix et celle des gauches 74 voix alors qu’il fallait en réunir 289 pour renverser le gouvernement.

Elles n’ont été votées ni par LaREM ni par le MODEM ni par l’UDI.

Personne n’est dupe ces motions n’étaient que manœuvre et théâtre politiques aussi indigentes sur le fond qu‘ outrancières sur le ton.

En essayant de faire de l’affaire Benalla une affaire d’état, c’est le Président de la République que les oppositions voulaient atteindre et les institutions qu’elles voulaient déstabiliser.

Mais elles n’arriveront pas à leurs fins : l’Assemblée est au travail et le Premier Ministre l’a rappelé : « Vos motions de censure ne sont rien d'autre que des motions de blocage", mais le Gouvernement n’a « nullement l’intention de ralentir ».

Révision des institutions, plan pauvreté, réforme de l’assurance chômage, des retraites, de la prise en charge de la dépendance, poursuite de la transformation économique avec la loi PACTE : « beaucoup reste à faire » le Gouvernement est déterminé à poursuivre son action.

Sur le fond de l'affaire, "la démocratie a fonctionné" avec des enquêtes administrative, judiciaire et parlementaires même si certains députés ont souvent confondu le pouvoir judiciaire et le pouvoir d’enquête du parlement.

Mais ce qui est inédit et inquiétant ce sont les alliances de circonstance: les digues entre les extrêmes et les partis de gouvernement sont en train de céder.

Richard Ferrand l’a souligné : Comme il y eut, autrefois, ce que le Général de Gaulle baptisait des « gouvernements de rencontre », autrement dit de circonstance, il y a, désormais, des « oppositions de rencontre. »

C’est ainsi qu’on a vu les députés d’extrême-gauche et du PS voter la motion de droite avec l’extrême droite, et les députés d’extrême-droite voter la motion de gauche.

Ce qui est choquant c’est le violence verbale et l’agressivité déplacée des oppositions qui remettent régulièrement en cause la réalité des urnes et la légitimité de la majorité.


Édouard PHILIPPE Premier Ministre comme tout son gouvernement, conservent la pleine et entière confiance de notre majorité et ces motions de censure rejoindront donc les archives de l’Assemblée nationale, au rayon des moins glorieuses de son histoire.

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