Discours du Président de la République sur l'agriculture française

Hier à Rungis le Président de la République s’est exprimé sur sa vision pour l’agriculture française : une agriculture qui permet aux producteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes, une agriculture dynamique qui se projette dans l’avenir, une agriculture qui prend en compte tous les enjeux auxquels elle doit faire face, notamment les enjeux sanitaires et environnementaux qui exigent des évolutions de pratiques.


La première condition de transformation de l’agriculture est la sécurisation économique des agriculteurs, pour laquelle le Président de la République a validé les principales propositions des ateliers des états généraux de l'alimentation.

- renversement de la contractualisation pour qu’elle s’opère à l’initiative du producteur en prenant en compte ses coûts de revient ;

- regroupement des producteurs en organisations professionnelles pour peser davantage dans les négociations ;

- établissement d’indicateurs de marché et de coûts de production par filière par les interprofessions ;

- renforcement de la médiation et des contrôles, encadrement des promotions et relèvement du seuil de revente à perte.


La deuxième condition de transformation de l’agriculture est que chaque filière élabore, d’ici à la fin de l’année, un projet de filière permettant à tous les professionnels concernés de se fixer des objectifs chiffrés de montée en gamme (pourcentage de bio et de signes de qualité), des objectifs sociétaux (réduction de l’usage des pesticides, information du consommateur), des priorités de recherche et d’innovation et des objectifs de restructuration et d’investissements.


L’ensemble de ces dispositions issues des Etats Généraux de l’Alimentation feront l’objet d’une loi, qui sera déposée et votée au premier semestre 2018. Si nécessaire, le recours à une ordonnance sera possible.


Ce discours du Président a donc clairement fixé l’enjeu et l’ambition de la politique agricole du gouvernement : « repenser une nouvelle France agricole », parce que « le modèle dans lequel nous nous sommes enferrés n'est pas soutenable » (tweet, 11/10/2017).

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