12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 22:27

Le progres

Article de Cyrille Brero( attaché parlementaire du député Pélissard depuis octobre)

 

« On va aller porte après porte, mobiliser ceux qui ont élu Hollande et qui n’ont pas voté à ces législatives. Les trois circonscriptions sont gagnables. Je vais prendre des demi-journées. Sur Lons, surtout ». Dimanche soir, Christophe Perny, le président PS du conseil général, cernait les enjeux de l’entre-deux tours pour ses candidates. Il soulignait, déjà, l’importance pour Danielle Brulebois (32,94 %) d’aller chercher sur Lons et ses cantons, à la tendance socialiste marquée aux cantonales et à la présidentielle, les voix indispensables à son élection, dimanche.

Regarder vers le Front national pour espérer un 5 e mandat

Car même si Jacques Pélissard est au second tour, le sortant UMP conserve de solides bases (40,91  %). Devant dans 12 des 13 cantons (Chaumergy lui échappe), costaud dans sa ville (44,06  %), il garde un peu de marge sur sa grande rivale. Mais là où le bât blesse, c’est l’absence quasi nulle de reports de voix « automatiques » sur son nom. C’est vers le Front national que doit regarder Jacques Pélissard pour espérer un 5 e mandat consécutif. Un FN certes moins fort qu’en avril, mais qui a triplé de volume en cinq ans sur la circonscription. Si Jean-Pierre Mouget, le candidat frontiste, votera « blanc », il souligne « l’écart important du vote FN d’un scrutin à l’autre ». En résumé, l’aspect très « volatile » de « ses » électeurs. Mais plus que draguer la droite de sa droite, « même si tous les suffrages sont les bienvenus », le sortant doit d’abord rassembler sur ses propres valeurs. Sans oublier d’aller trouver, lui aussi, chez les abstentionnistes le confort qu’il n’a plus.

Sur sa gauche, la socialiste arbore plus de réserves. Les partenaires du PS l’ont rejointe. Patrice Bau (EELV, 4,01  %) milite pour elle et la majorité présidentielle, contre un « Pélissard, symbole d’une politique du passé ». Nelly Faton (Front de gauche, 6,15  %) appelle aussi « à battre Pélissard en se rassemblant autour de la candidate de la gauche la mieux placée ». Sans la citer.

Il n’empêche. Entre les abstentionnistes à convaincre et une gauche à mobiliser entièrement malgré un risque d’érosion mécanique du vote des battus, la candidate PS devra friser la perfection. Dimanche, le vote utile a fonctionné à plein sur son nom, avec une quasi-disparition des « petits » partis. Lui reste-t-il de la marge ?

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Published by Danielle Brulebois - dans REVUE DE PRESSE