28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 22:46

DSC00396Carte scolaire rentrée 2012 - vote du CDEN du 20 Février 2012 : du jamais vu ! Proposition de carte scolaire de M. l'Inspecteur d' Académie : supprimer 61 postes d'enseignants donc  fermer 31 classes, 13,6 postes de professeurs de collèges en moins, etc...

- Syndicats et associations d' éducation : tous CONTRE 
- les fédérations de parents d'élèves même la PEP: tous CONTRE
- les conseillers généraux :  Danielle Brulebois CONTRE Denis Jeunet CONTRE, Norbert Maire CONTRE  et même  Clément PERNOT (UMP) CONTRE
- Les Maires, tous  les maires : CONTRE dont Mme VESPA (parti radical valoisien)
- J. Pélissard président des Maires de France, maire de Lons et Député : ABSENT lors du vote (parti depuis longtemps !)

Du jamais vu !  C'est la première fois que la carte scolaire et la politique UMP essuie un tel camouflet avec des voix contre à droite et aucune voix pour !

Monsieur l'Inspecteur d'Académie n'est pas en cause, il est le haut fonctionnaire qui fait ce qu'il peut et gère la pénurie de moyens que lui imposent  le gouvernement Sarkozy et la loi de finances votée par les députés jurassiens!

Allocution de M. Perny, Président du Conseil général :

Il regrette que le CDEN ne soit qu'une instance consultative, dépendant des décisions politiques nationales et des votes des Parlementaires jurassiens. Ce sont les contribuables jurassiens qui vont payer à travers le «désaménagement» du territoire sans faire d'économies puisque ces coûts vont porter sur le Conseil général pour les travaux et pour les transports. Il soutient la demande d’un moratoire pour gérer autrement l’Ecole.

Réponse de M. Pélissard, Député Maire de Lons le Saunier :

Il dit assumer le fait d’avoir voté le budget 2011 et la loi de finances concernant les écoles. Il considère que la baisse démographique entraine logiquement des suppressions de postes et qu'il n' y a pas en France de dégradation des conditions d'enseignement.  

manif écoles 2012Manifestation contre les fermetures de classes à Lons

Quelques unes de mes interventions :

Il y a d'autres priorités budgétaires à prendre pour l'éducation et la réussite de nos jeunes mais on se heurte à un mur. La sanction ultime, c'est l'élection. A l'UMP on parle de coût et de budget. Nous, nous parlons des richesses pour l'avenir que sont les investissements pour les enfants, les élèves, les collégiens, les lycéens, les étudiants, la jeunesse.
L'annonce spectaculaire du sauvetage de douze classes ne doit pas nous faire oublier la vérité, qui est une saignée sans précédent dans nos écoles jurassiennes. D'ailleurs les critères de choix des écoles à ne pas fermer n'ont pas été clairement expliqués et justifiés, ils restent obscurs.

-> Sur la fusion des collèges de Saint Claude :
Nous déplorons la fermeture d'un collège du centre ville. Le gouvernement UMP nous a mis devant le fait accompli en retirant les élèves et les postes, il a fait mourir l'établissement Rosset à petit feu, contre notre gré.
Aujourd'hui nous remplirons notre devoir.
La pire des choses, après ce traumatisme vécu pour les familles, les élus, les personnels serait de ne pas accueillir de la meilleure façon possible les collégiens à Pré Saint Sauveur.

Nous avons budgétisé les investissements et engagé les travaux nécessaires : 1,5 M€ pour le restaurant scolaire, et 3,5M€ pour une première tranche de restructuration en collaboration avec la région. Nous avons pris les dispositions pour garantir les emplois de notre personnel technique et pour que la rentrée se passe dans les meilleures conditions. Encore une fois le Conseil général pallie à l'inconséquence des décisions gouvernementale.

-> Sur les suppressions de postes dans les collèges:

Quatorze postes de professeurs de collège disparaissent alors que les effectifs augmentent d'une centaine d'élèves, les classes seront surchargées avec souvent 30 à 32 élèves dans des salles conçues pour 25 maximum.

Comme il est difficile de casser les murs, connaissez- vous, Monsieur l'Inspecteur la solution trouvée ?

Dans les collèges on en est réduit à acheter des tables de 40 cm de largeur, les collégiens sont alignés le long de tables collectives disposées en rang très serré.
Les députés qui ont voté ces suppressions de poste ont-ils pensé aux conséquences, à ce que sera la journée de classe  de nos jeunes, confinés comme des sardines, sans espace suffisant pour cohabiter sereinement avec son voisin, pour se déplacer, sans la place nécessaire pour les livres et cahiers ? On imagine avec stupeur les problèmes de sécurité que celà va poser. Comment seront intégrés les élèves porteurs de handicap ?

Ne s'agit-il pas de maltraitance ? Alors que nous, au Conseil général, nous faisons tous les efforts financiers nécessaires pour être aux normes d'accessibilté et offrir les meilleures conditions d'enseignement dans nos collèges.

Je demande que soit garanti un espace minimum vital dans les classes pour le bien-être de nos enfants.

Les députés européens veillent à l'espace vital des poules en élevages, en France on entasse sans pitié les élèves. Nous n'accepterons pas que la loi de finances imposent à nos collégiens des conditions aussi indignes et cruelles de manque d'espace vital, d'inconfort et d'insécurité.

Danielle Brulebois

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Published by Danielle Brulebois - dans POINTS DE VUE & TÉMOIGNAGES