Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 16:43

                                             Intervention s ur l’agriculture

 



Dans le projet de contrat de développement de l’agriculture jurassienne  je ne vois  figurer
 ni l’agriculture biologique ni la pisciculture.




Les deux entreprises que nous avons visitées récemment nous ont montré qu’une agriculture  à taille humaine et respectueuse de l’environnement est une bonne alternative au  modèle agricole extensif que veulent nous imposer les lobbies agroalimentaires et agrochimiques.

 

Au GAEC Carmantrand  de Villevieux  les propriétaires ont remis l’agronomie au cœur du métier avec la rotation des cultures, le choix de variétés adaptées et résistantes et le désherbage  mécanique. C’est une réussite puisqu’ il y a eu création de sept emplois,  augmentation de la valeur ajoutée des productions et réduction de l’impact sur l’environnement.


C’est le modèle que nous devrions promouvoir et aider . Nous serons de toute façon contraints de le faire puisque la surface de terre consacrée au biologique devra passer de 2 à 6 % et que 20% de l’alimentation des cantines devra être bio d’ici 2012 (loi du Grenelle de l’environnement).


Economiquement cela se justifie aussi  puisque la demande progresse. Malgré la baisse du pouvoir d’achat les consommateurs sont prêts à faire des efforts pour avoir une alimentation de qualité en particulier les jeunes parents.


 
La croissance pour la vente du bio est à 2 chiffres et dans le Jura, les produits sont importés d’Allemagne dans des camions polluants pour la plupart.


Nous devons soutenir cette filière et les petites et moyennes exploitations, aider à la reconversion. Le modèle d’agriculture extensive et la dérégulation des prix ne permettent plus aux paysans de vivre correctement de leur travail : 40% gagnent moins que le SMIG pour 60 à 70 heures de travail par semaine et une ferme sur deux disparaît.


La pisciculture connaît de graves problèmes : les cormorans font des dégâts importants et la commercialisation des produits  n’est pas facile.

 

Le Président demande que soit inscrit : agriculture biologique et pisciculture dans le projet de développement de l’agriculture jurassienne.

Par BRULEBOIS Danielle - Publié dans : CONSEIL GÉNÉRAL DU JURA
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 11:47

                                                           Le pass foncier facilite l’accession à la propriété, il a été mis en place   par les partenaires sociaux du
1% logement et par l’état
.

 

Il permet aux ménages primo-accédants de faire construire à des conditions très avantageuses : 

       
A condition de pouvoir justifier de ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale
durant les deux dernières années
 

          
et sous condition de ressources : (voir tableau ci -dessous) revenus fiscaux de référence n-2

 



Exemple : en 2009 tenir compte des revenus 2007

 

 

Nombre de personnes

destinées à occuper le logement

Plafond annuel

(n-2)

1

23 688 €

2

31 588 €

3

36 538 €

4

40 488 €

5 et plus

44 425 €


Avantages pour les ménages :


  • TVA à 5,5% au lieu de 19,6%
  • Doublement du prêt à 0% et majoration de 10000 à 15000euros  (sous condition de ressources)
  •  Prêt  pass foncier à faible taux d’intérêt accordé par le 1% logement pour compléter les autres prêts.
  • Aide financière d’une collectivité en fonction de la composition de la famille soit  au minimum de 3000 euros pour un couple à 4000 euros
  • Dispositif de sécurisation en cas d’aléas et d’accidents de la vie : accompagnement par le 1% logement.

Pour que la Pass foncier se mette en place il est obligatoire d’avoir l’aide d’une collectivité locale. De 3000 euros minimum pour un ménage de 2 à 3 personnes et de 4000 euros pour un ménage de 4 personnes et plus.

 

Le conseil général du Jura a décidé de s’engager dans le dispositif Pass foncier en apportant au particulier la moitié de l’aide nécessaire à condition que la commune ou la communauté de communes verse l’autre moitié de la Subvention.
Cette participation est prévue dans les 15 millions d’euros destinés aux  EDAT.
L’état, lui, remboursera la moitié de la subvention aux collectivités en 2009 pour 2010 on ne sait pas.


Exemple :

 
pour un ménage  de 4  personnes  la commune verse  2000 euros, le conseil général verse 2000 euros, l’état remboursera 1000 euros à la commune et 1000 euros au conseil général.

 

Coût pour la commune 1000 euros,  subvention au particulier 4000 euros

 

Avantages pour la commune :

 

Favoriser l’accès à la propriété, installer de nouveaux ménages, assurer des rentrées fiscales futures, soutenir l’activité économique, maintenir l’école etc

 

La commune qui veut s’engager dans ce dispositif prend une première délibération pour déterminer les conditions.


S’il y a des ménages intéressés, c’est  le CILJ qui monte le dossier et contacte la commune pour  dire qu’il est conforme.


La commune prend  alors une deuxième délibération pour attribuer nominativement la subvention à l’accédant. C’est après  cette délibération que l’état rembourse  la moitié de la subvention à la commune.


Le conseil général verse sa part directement à l’accédant.

 

Tout cela est assez compliqué, et le plus simple est de s ‘adresser

à ces deux organismes compétents. 

 

- Le CILJ (Comité Interprofessionnel du Logement du Jura) est l’organisme octroyant le prêt PASSFONCIER  aux particuliers après montage et analyse de l’ensemble du dossier.

 

49, rue du Commerce - 39000 Lons-le-Saunier

Tél : 03.84.24.90.64. Site internet : www.cil-jura.fr

 

- L’ADIL du Jura (Association Départementale d’Information sur le Logement) est chargée d’apporter un conseil neutre et complet sur l’accession à la propriété auprès des particuliers.

32, rue Rouget de Lisle - 39000 Lons-le-Saunier Tél : 03.84.86.19.30

Par BRULEBOIS Danielle - Publié dans : POINTS DE VUE & TÉMOIGNAGES
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 11:41

                                                                                                                        Monsieur le Ministrede l'écologie,de l'énergie, du développement durable et de la mer,

 

 

 

        Partageant totalement les craintes de Monsieur le Directeur  de la Tuilerie Imerys de Commenailles qui m’a fait part de son inquiétude à propos de la mise en placede la Directive « Emission Trading System », système d’autorisation d’émettre du carbone
en achetant des quotas aux enchères,
 


je sollicite votre aide  pour soutenir cette industrie et ses emplois.


Pour éviter les délocalisations, la Commission européenne prévoit de distribuer  des quotas  gratuits à  80% des  entreprises industrielles les plus émettrices de CO2, les plus  contributrices à l’aggravation de l’effet de serre, qui paieraient très cher leur droit de polluer.

 

La grande injustice de cette mesure serait  d’exonérer  les industries les plus contributrices à l’effet de serre  et de faire supporter les pénalités à quelques petits secteurs de PME les moins émetteurs qui pour le moment sont exclus de la liste des bénéficiaires de quotas gratuits.  

 

Le secteur des tuiles et de la terre cuite  produit moins de 1 % du CO2 industriel. Bien que très peu responsable du réchauffement climatique, il devra supporter, les plus lourdes pénalités en achetant très cher les quotas alors que presque tous les autres industriels  les recevront gratuitement.

 

Ces propositions de la Commission Européenne mettent gravement en péril les entreprises de l’industrie de la terre cuite.

 

D’autre part  elles vont à l’encontre des objectifs poursuivis par le Grenelle de l’environnement  qui encouragent l’usage de produits locaux à caractère biologique. La  terre cuite est un  matériau en pointe innovant, performant, écologique qui a toute sa  place dans les constructions BBE (bâtiment basse énergie)  préconisées et bientôt imposées par la nouvelle réglementation de performance énergétique.

 

Je compte sur votre soutien pour demander  à Monsieur le Ministre de l’Ecologie, à Mesdames et Messieurs  les Parlementaires, Députés européens de faire ajouter l’industrie des tuiles et des briques à la liste des secteurs industriels exemptés.

 

Je vous prie d’agréer  Monsieur le Député mes salutations les plus respectueuses.




Mrs les Sénateurs Bailly et Barbier, Mme et Mrs les Députés Dalloz, Pélissard, Sermier, à qui j'ai adressé la même demande ont été très attentifs à mon message, ils ont aussitôt engagé des démarches pour résoudre les problèmes de la taxe carbone pour ce secteur.

L'intervention conjointe des élus du département a porté ses fruits :
 

M. Borloo, Ministre d'Etat, m'a répondu le 20 octobre : La France a interpellé la commission européenne chargée de préparer la liste des secteurs exonérés.

Les autorités françaises ont vivement exprimé leur désaccord sur plusieurs points et la première demande
de la FRANCE a été d'inclure au premier rang le secteur des tuiles et briques. La commission a décidé de procéder à la modification du projet, et reconnaissant la spécificité de ce secteur elle s'engage à la prendre en compte.

"Madame la Conseillère Générale, conformément à votre demande, le Gouvernement français est intervenu, avec succès, pour que la situation spécifique des tuiles et briques soit prise en compte à sa juste valeur.

Néanmoins, le réexamen de la situation de ce secteur impliquera la communication dans les meilleurs délais par la fédération professionnelle de ce secteur, de données complémentaires permettant à la Commission de réviser son analyse."

Par BRULEBOIS Danielle - Publié dans : POINTS DE VUE & TÉMOIGNAGES
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 10:35

        Débat d’Orientations
Budgétaires du 9 octobre 2009

 

Vœu pour le soutien des exploitations
laitières du Jura

 

 


Par le présent vœu, le Conseil général du Jura :

 


  • Affirme son soutien aux exploitants familiaux jurassiens confrontés à une crise sans précédent qui les atteint dans leur dignité et les plonge dans la précarité.

 

  •   Refuse de laisser les agriculteurs dans la détresse, dans l’incertitude du lendemain et sans perspectives d’avenir.

 

  •   Appelle le Gouvernement à prendre, d’urgence, de réelles mesures de sauvetage des exploitations laitières en accordant une aide directe par vache laitière en 2009.
  •     Dénonce les politiques libérales du gouvernement qui détruisent notre économie et notre agriculture ; en particulier la LME, loi Chatel, choix de la dérégulation, qui laisse entière liberté aux industriels et aux centrales d’achat de dicter leur loi sur les prix.

 

  •   Demande au Gouvernement de définir un nouveau cadre pour  cette loi  qui met en danger l’économie agricole afin de  mettre un terme au racket  pratiqué par les transformateurs et la grande distribution au nom de la libre concurrence. Le ministre  doit intervenir pour réguler les marchés, maîtriser les volumes et  obtenir à l’échelle de l’ Europe une réorientation des  soutiens PAC vers la production laitière à l’herbe, biologique et AOC.

 

  •   Exige une nouvelle répartition de la valeur ajoutée entre la production, la transformation et la distribution pour assurer une juste rémunération du travail, un revenu décent aux agriculteurs et des prix raisonnables aux consommateurs.

 

  •  Invite tous les élus à la mobilisation pour maintenir un tissu conséquent d’exploitations agricoles sur tout le territoire  car elles sont indispensables à l’économie, à la gestion des paysages et des espaces ruraux jurassiens.

 Vœu présenté par le groupe « Socialistes, Divers Gauche et apparentés ».

Par BRULEBOIS Danielle - Publié dans : POINTS DE VUE & TÉMOIGNAGES
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 10:28

                                                                                                                          

 

   Madame la Préfète,


Depuis la découverte d’une chrysomèle aux portes du Jura vous avez permis par arrêté l’épandage aérien de deltaméthrine dans notre département. Les risques encourus par les  populations seront sans commune mesure par rapport  aux dégâts éventuels
 d’un si  petit nombre d’insectes capturés.

 

Ce pesticide classé très toxique  est assorti du logo tête de mort, squelette d’arbre et poisson agonisant, avec recommandations : ne pas toucher, ne pas ingérer, ne pas inhaler, car risques de vomissements, de convulsions, de démangeaisons, de pertes de conscience entre autres symptômes aigus…

 


Est-il raisonnable de faire pleuvoir des insecticides par  hélicoptère pour un petit coléoptère, alors que les traitements aériens de ce type viennent d’être interdits par l’article 31 du Grenelle 1 du 3 août 2009 en raison de graves problèmes de santé publique et que le plan écophyto 2018 prévoit de réduire de moitié les pesticides pour les mêmes raisons



Le poison ainsi largué ne se déposera pas que sur les pieds de mais, il aura des effets désastreux sur la faune sauvage : comment croire que son action  ne concernera que la seule chrysomèle ? Depuis le décret de 2004 , ces épandages aériens étaient exceptionnels en France sauf dans les Antilles où l’on continue impunément à transgresser la loi.


Si les ruches d’abeilles des apiculteurs peuvent être déplacées, personne ne déplacera les milliards d’autres insectes : abeilles sauvages et autres pollinisateurs, carabes, coccinelles, perce-oreilles qui seront tués alors qu’ils sont des auxiliaires utiles à l’agriculture et les vrais régulateurs des populations de parasites et de ravageurs .


Ces traitements sont d’autant plus inacceptables qu’une alternative existe : la rotation des cultures . D’ailleurs force est de constater que les luttes par pesticides, sont de fausses solutions qui montrent leur inefficacité sur le long terme  : aux USA l’utilisation de la deltaméthrine n’est pas concluante et en France la chrysomèle progresse.


Avant d’employer les grands moyens, s’est-on intéressé à la provenance de l’insecte, aux causes de sa prolifération, à ses caractéristiques biologiques, aux périodes de ponte ? Les élus jurassiens et les citoyens ont-ils été consultés et bien informés ?

 

Le traitement aérien ne s’arrêtera pas à la lisière des champs, des études montrent que 80% des pesticides sont utilisés en pure perte et n’atteignent pas leur cible, disséminés qu’ils sont par les vents dans l’atmosphère, entraînés  par les pluies dans les nappes et les cours d’eau . Une procédure de contrôle de la qualité de l’air, de suivi de la diffusion des résidus de ce pesticide dans la terre et dans l’eau est-elle envisagée ?


Il est grand temps que chacun prenne de vraies mesures et  mette en application la loi . Le bassin versant de la Seille est l’un des plus pollué par les pesticides dans le bassin Rhône Méditerranée. Le bon état écologique des eaux est exigé en 20015 par la directive cadre européenne et le SDAGE. Les contribuables jurassiens  paient très cher pour des contrats de rivières,  natura 2000, des études, actions, projets de l’agence de l’eau, de la DIREN etc... et  l’utilité de tout cet argent public investi est peu visible. L’état actuel des rivières Doubs et Loue, dénaturées par la prolifération des algues en cette fin d’été constitue un autre sujet mais  le même débat urgent.

 

La seule solution est d’encourager et d’accompagner une agriculture moins intensive et moins productiviste afin de  rompre avec notre dépendance chronique à la chimie. Il faut sortir du système de  monoculture qui est maintenu par les aides publiques et l’utilisation massive d’engrais et de pesticides ; il faut revenir à une diversification des productions pour ménager la biodiversité, l’eau, la terre mais aussi la santé de ceux qui la travaillent. La rotation des cultures permet la régénération des sols ;  les experts de plus en plus nombreux estiment que casser le cycle annuel  des insectes ravageurs elle est le seul moyen de les éradiquer.

 

En raison du risque sanitaire et des conséquences désastreuses pour l’environnement de  la pulvérisation aérienne de deltaméthrine, en référence aux  lois du Grenelle, je vous demande Madame la Préfète de revoir le plan de lutte locale et d’imposer la rotation des cultures pour  2010 tout en préservant les intérêts des agriculteurs, qui pour la plupart, en citoyens responsables et avertis, ont choisi cette solution.

 

Je vous prie d’agréer, Madame la Préfète, mes plus respectueuses salutations.

 


Pourquoi  ce retour en arrière et ce recul pour des pratiques reconnues et dénoncées comme gravement dangereuses pour la santé humaine et l’environnement ?

Par BRULEBOIS Danielle - Publié dans : POINTS DE VUE & TÉMOIGNAGES
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 10:25


Monsieur le Maire,

Monsieur le Sous-Officier de la Gendarmerie

Messieurs les Présidents des Anciens Combattants,

Messieurs les Anciens Combattants,

Messieurs les Porte –Drapeaux,

Messieurs et Mesdames les Présidents d’association,

Messieurs et Mesdames les Conseillers municipaux

Messieurs et Mesdames les Pompiers,

Mesdames et Messieurs, chers Amis,

 

C’est le 14 juillet , fête républicaine qui nous rassemble aujourd’hui.

Mais c’est surtout un jour d’histoire,  comme Monsieur le Maire vous le dira dans son discours, car le 14 juillet 1789 le peuple de Paris prenait la Bastille ; une France nouvelle naissait et la nation tout entière marchait sous le drapeau fraternel.

Ce jour  du 14 juillet nous a légué une démocratie en devenir, avec la liberté de penser ,le respect de la personne humaine, et un idéal de justice auquel nous aspirons tous.

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE sont les piliers de la déclaration des droits de l’homme mais aussi ceux  de notre constitution.

Ces objectifs que s’étaient fixés nos ancêtres ne sont pas encore atteints et nous devons poursuivre le chemin car la démocratie est une œuvre qui nécessite l’union et l’effort de tous.

En ces temps changeants, en ces temps  de profondes mutations de notre société cet anniversaire que nous célébrons chaque année depuis 220 ans nous oblige.

Il nous oblige à nous engager avec lucidité et courage pour l’intérêt général.

Il nous rappelle que la République n’est rien sans des citoyens portant dans leur cœur et dans leurs actes le sens de la fraternité et de la justice.

Tout au long de l’année les commémorations montrent la fidélité de Chaumergy à ces valeurs, avec la présence nombreuse et régulière des habitants, des jeunes, des élus, des Anciens Combattants et de leurs Présidents, des porte-drapeaux , des enfants des écoles et de leurs Professeurs, de la Gendarmerie, des Présidents d’associations , des Pompiers.

Les Pompiers qui , justement, nous donnent un bel exemple de fraternité par le volontariat dans lequel ils sont engagés. Autour de son Chef Jean –Louis Brulebois  l’équipe est très présente et motivée . En dépit des contraintes professionnelles ou familiales, de l’individualisme qui progresse, des difficultés techniques liées aux nouvelles technologies et aux nouveaux matériels, ils n’hésitent pas à prendre des responsabilités pour rester fidèles à leur engagement citoyen .Ils savent faire partager aux plus jeunes leurs valeurs identitaires qui sont le courage , le dévouement, l’esprit d’équipe et de partage, le respect, la tenue, la rigueur, la ponctualité ,la discipline. L’Adjudant Jean-Louis Brulebois et les Pompiers aînés savent transmettre ce précieux héritage des valeurs humanistes.

Dans notre secteur rural, la permanence des soins est de plus en plus difficile à assurer, le recours aux services de secours de plus en plus fréquent et la régulation parfois peu efficace. Heureusement notre centre de Chaumergy assure le maillage du territoire jusqu’aux endroits les plus reculés. Nos Pompiers de proximité ont une importance déterminante et vitale car ils connaissent parfaitement et mieux que personne la population et le territoire ; ils sont toujours prêts lorsque nous sommes désemparés, en difficulté, malades ou blessés.

La caserne de Chaumergy est inscrite au plan départemental de rénovation , une étude est lancée cette année avec la visite prochaine du SDIS. Cela est justifié car l’activité de notre centre aussi modeste soit-il, c’est en 2008,  63 interventions :  14 incendies,26 secours à personne ,6 accidents sur la voie publique et 17 opérations diverses.

Chers amis Pompiers nous savons que nous pouvons compter sur vous , même dans des conditions parfois difficiles ou hostiles pour vous consacrer sans réserve aux personnes ayant besoin d’aide sans rien attendre en retour, sans discrimination et sans parti-pris.

Aujourd’hui, en ce 14 juillet vous avez le mérite d’organiser les réjouissances et comme chaque année vous avez à cœur de réussir cette journée anniversaire , vous ne ménagez pas vos peines pour faire de ce jour la grande fête populaire du peuple uni qui a fait la République.

Merci et joyeux 14 juillet à vous tous .     

Par BRULEBOIS Danielle - Publié dans : CHAUMERGY
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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /Août /2009 10:03

 

Monsieur le Président du Conseil Général,

Lors de la dernière commission permanente, je vous ai alerté sur les tarifs des cartes de transport pour les collégiens. Vous avez été très attentif à ces remarques et je connais votre intérêt pour la scolarité des élèves et votre souci d’aider les familles modestes.

 


La DSP a été une procédure compliquée à mettre en place et certaines des implications n’étaient pas apparues clairement.

 

Ainsi aujourd’hui les collégiens hors carte scolaire des transports départementaux relèvent de la tarification commerciale tout public, soit 40 euros par mois. La plupart ont obtenu des dérogations de l’Inspecteur d’Académie. Ces dérogations sont cohérentes.

 

Notre carte des transports daterait de 1977, mais depuis cette date, de nombreux changements sont intervenus : suppression de classes et regroupements pédagogiques. Il serait souhaitable que vous fassiez réviser cette carte scolaire pour l’adapter à la situation actuelle.

 

J’attire votre attention sur la situation des élèves qui ont commencé leur scolarité dans un collège, transportés à titre gratuit ou à 10 euros par mois. Le nouveau tarif, prohibitif pour les familles modestes, va les amener à changer d’établissement.

 

Au nom de la continuité de la scolarité ou de la fratrie, qui sont les critères de l’Inspection d’Académie, ne serait-il pas possible d’accorder aussi des dérogations ? Actuellement 320 élèves environ sont concernés et paient 10 euros leur carte de transport.

 

Les familles ont-elles été informées de ces changements de tarif ?

 

Les principaux de collège, qui ont constitué leurs classes et demandé des poste d’enseignement, sont confrontés à cette nouvelle situation. La préparation de la rentrée risque d’être perturbée si les élèves qui doivent payer 40 euros par mois s’inscrivent dans le collège vers lequel ils seront transportés gratuitement.

 

Nous pourrions au moins leur appliquer le tarif consenti aux élèves des maternelles et primaires soit 20 euros par mois.

 

En comptant sur votre compréhension, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, mes salutations respectueuses.

 

 

Par BRULEBOIS Danielle - Publié dans : POINTS DE VUE & TÉMOIGNAGES
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Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /Juil /2009 13:08

  

 Monsieur l'Inspecteur d'académie,

                                          

Nous avons l’honneur de vous faire part de quelques remarques à propos de la suppression de la réunion de juin du CDEN.

 

Il est très regrettable que le conseil départemental de l’éducation nationale ne siège pas en cette fin d’année marquée par des changements importants, installés dans la précipitation.




Exemple : la nouvelle organisation de la semaine scolaire et l’aide personnalisée aux  élèves étaient annoncées comme expérimentales.

 
Toute expérimentation appelle un bilan et dans ce domaine  encore plus qu’ailleurs puisque ce sont les conditions d’études et de réussite des élèves qui sont en jeu.

La gestion de la pénurie de postes dans le Jura , les critères des suppressions de classes dans certaines écoles ont provoqué des débats tendus au sein du CDEN de février, des ajustements de cette carte scolaire en juin seraient donc bienvenus.

 

D’ailleurs changer la structure des écoles après la rentrée scolaire sera source de nombreuses difficultés pour les élèves, élus, parents enseignants.

 

Le CDEN aurait pu aborder aussi la situation des 160 enseignants pour la plupart titulaires qui ne connaissent toujours pas leur affectation pour septembre (situation inédite  dans le Jura), ainsi que la situation et l’avenir incertain des AVS et EVS .

 

Les élus du Conseil Général et le Directeur des transports aurait pu donner des informations sur les modifications  de l’organisation et du fonctionnement des transports scolaires, sur le programme prévisionnel des investissements et des dotations des collèges.

 

Le CDEN est le seul lieu institutionnel de rencontres, d’échanges, d’informations entre les associations de parents, les syndicats, les maires, le Conseil Général, le Préfet, l’Inspecteur d’ Académie.

 

C’est donc le seul endroit où chacun peut exprimer ses remarques, ses doléances, ses arguments et ses propositions mais aussi demander des explications et des comptes
 à Mr l’ Inspecteur d’Académie sur ses choix.

 

La tenue de ce traditionnel CDEN de juin aurait été une marque de reconnaissance et de considération pour parents, enseignants et élus mais aussi la volonté de respecter le débat démocratique, dans un esprit de transparence et de concertation afin d’ aborder les nombreux problèmes que soulève la préparation de la rentrée prochaine .

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, mes salutations respectueuses. 

Par BRULEBOIS Danielle - Publié dans : POINTS DE VUE & TÉMOIGNAGES
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 12:14

 

Après celle des tribunaux d’instance et des conseils de prud’hommes la  réforme de la justice  entraîne la suppression du Tribunal des affaires de la sécurité sociale du Jura et la suppression du TASS agricole qui rejoint lui aussi le TASS  régime général  à Besançon.

 Le TASS de Lons- le Saunier est le plus important de Franche-Comté : 424 affaires traitées en 2008 contre 424 à Besançon.


Rien ne justifie sa délocalisation qui sera un obstacle à l’accès à la justice des personnes handicapées et malades. En effet, les justiciables assurés sociaux qui s’adressent au TASS ont forcément du fait de leur maladie ou de leur handicap des moyens financiers réduits et une mobilité limitée.  Aller à Besançon remettra en cause l’accès à la justice et au droit.


Les organismes avec lesquels le TASS travaille : avocats, experts, partenaires judiciaires se déplaceront-ils à Besançon pour défendre les justiciables ? La concentration augmentera naturellement les délais d’attente et engendrera des difficultés : que vont devenir les dossiers de l’amiante et autres dossiers de plus en plus nombreux des maladies professionnelles ? Le droit à un procès équitable dans un délai raisonnable


Notre département est  déjà sévèrement touché par la RGPP et la LME, 
la liste  des services publics chers aux Jurassiens  qui disparaissent s’allonge chaque jour : hôpitaux, poste, écoles, tribunaux, CREPS, météo, IUFM….


 
Nous ne pouvons accepter le départ de  notre TASS
de Lons- le Saunier,  ce service de proximité pour les Jurassiens est un droit fondamental.

J'ai écrit aux Parlementaires du département,
leur mobilisation  et en particulier  l'intervention du député MC Dalloz a permis  de maintenir
  pour le moment, le  TASS dans le Jura.

Par BRULEBOIS Danielle - Publié dans : POINTS DE VUE & TÉMOIGNAGES
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 12:11

 

     

Le projet de changement du statut  actuel de la Poste qui est           d’établissement public en ferait une société anonyme en 2010
par une ouverture de  son capital aux investisseurs privés l’année suivante.

Cette opération n’est pas nécessaire pour garantir la bonne santé financière de la poste : 1 milliard d’euros de bénéfices, 20 milliards d’euros  de chiffre  d’affaire  loin 
devant ses homologues européens privatisés;

Aucune obligation de privatiser n’existe en vertu du droit communautaire.

Faire de la loi du  marché la seule règle à suivre dans un univers de « concurrence libre et non faussée » serait une erreur inadmissible à l’heure où un véritable tremblement de terre fait vaciller l’ensemble des systèmes bancaires internationaux et avec eux l’économie mondiale.
 L’administration américaine elle même nationalise des pans entiers de la finance. Le gouvernement français ne peut persister à vouloir privatiser un des derniers services publics auxquels nous sommes tous attachés .et faire une confiance aveugle aux vertus des marchés financiers alors qu’il offre généreusement l’argent des contribuables pour sauver les spéculateurs défaillants .

Nous n’avons jamais eu autant besoin d’un pôle financier public solide et stable.

Les évènements actuels donnent l’occasion de renforcer  la Poste et la banque postale où  intuitivement  les petits épargnants, les salariés, les retraités continuent  de déposer leurs économies.
 

Parce que la Poste est un élément structurant , parce que  la Poste est un aménagement du territoire, qui prend en compte les besoins économiques, environnementaux   et le maintien du lien social pour les plus fragiles et les plus isolés,
les conseillers généraux du Jura refusent la poste privatisée en bourse et la course aux parts de marché les plus rentables qui entraînera :
  • Un traitement inéquitable des usagers devenus clients  en privilégiant les gros opérateurs au détriment des petits :particuliers, artisans, petits commerçants et entreprises
  • Une hausse des tarifs timbres et colis
  • La disparition des bureaux de poste ruraux  appelée pudiquement « déplacement vers des endroits où les produits se vendent »
  • La fin de l’aide à la distribution de la presse et la fin du pluralisme de la presse d’opinion
  • Le facteur qui n’a que le courrier à distribuer et rien à vendre va hélas  se faire de plus en plus rare dans les villages de notre département rural où il assume un lien essentiel entre les habitants et contribue au maintien à domicile des personnes âgées.

    Les conseillers généraux ne croient plus aux promesses de l’état restant majoritaire

    Rappel  : l’état ne possède plus aujourd’hui que 27% du capital de Télécom 
    sur les 70% du départ

    La poste appartient à l’ensemble des contribuables : elle doit rester un service public !

       
    Danielle BRULEBOIS
Par BRULEBOIS Danielle - Publié dans : POINTS DE VUE & TÉMOIGNAGES
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 12:08

 

 

Les hôpitaux, les tribunaux, le Creps et aujourd’hui la Météo !

 

Pas de répit pour le Jura !


Le groupe de gauche interpelle les parlementaires.


Rien ne sert de déplorer dans le JURA  les effets désastreux de cette loi de révision des politiques publiques : il ne fallait pas la voter à PARIS :


Le groupe de gauche demande le maintien du centre  météo et
  de son personnel!

 

Ils sont les interlocuteurs privilégiés de la Préfecture pour les prévisions  nécessaires à la sécurité des personnes et des biens (tempêtes, neige, inondations, verglas…)

Ils sont les partenaires  des acteurs économiques :agriculture, transports, tourisme.

La délocalisation annoncée à Strasbourg entraînera  de facto une imprécision qui sera  nuisible à l’efficacité des décisions prises sur le terrain .

Les spécificités de notre département: climat montagnard, relief, zones en PPRI,  productions agricoles fragiles  nécessitent un service météo de proximité .

 

Le groupe de gauche estime que le département du JURA est un département rural à risques et qu’il doit conserver un service de météo de qualité .


Danielle Brulebois

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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 11:52

 

Le rôle du conseil général est certes de développer un environnement favorable à l’installation
d’entreprises dans le Jura.
 

Tout devrait être fait pour la création et le maintien des  emplois et surtout pour les petites entreprises qui ne délocalisent pas . 
De là à subventionner des entreprises qui servent
des dividendes à leurs actionnaires
( exemple  pour GRACE :1 620 000 euros servis aux actionnaires en 2006 )

 Les conseillers généraux de gauche y sont opposés


Cette politique est inefficace : elle ne permet pas de pérenniser les emplois et prive les petites entreprises de fonds  d’accompagnement qui pourraient leur être attribués.


Cela vient de se vérifier avec l’entreprise de Larnaud   connue sous le nom de PIERI, rachetée par des  Américains et rebaptisée GRACE


Dans le dossier constitué par les services du conseil général du Jura, GRACE prétend créer 4 emplois.


Le groupe de droite du conseil général du JURA vote  87 000 euros à GRACE sans demander de garantie supplémentaire !

 

Un mois après exactement, 11 salariés apprennent leur licenciement  un mail venant d ’AMERIQUE  pour cause de délocalisation du service administratif :11 emplois supprimés

9 jurassiennes sont concernées.

 

 Il est inadmissible que l’argent des contribuables jurassiens  bénéficie aux actionnaires et pas à l’emploi !

Le groupe de gauche demande l’annulation de la subvention.

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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 11:50

Vœu des groupes de gauche pour un IUFM
à Lons le Saunier

 
Les conseillers généraux s’opposent à la  suppression
 de l’ IUFM de Lons le Saunier et à la réforme projetée de la formation des maîtres qui seraient lourdes de conséquences.

 

La suppression du site IUFM, porterait un coup fatal à la formation supérieure dans notre département rural.

Ce serait une atteinte à la vie culturelle et économique locale particulièrement pour LONS LE SAUNIER  
 

  • Le prolongement de fait d’au moins une année avant l’obtention d’un concours nécessite une véritable politique de soutien financier aux étudiants se destinant à l’enseignement pour permettre aux jeunes issus  de milieu modeste puissent encore accéder à ces métiers.

  • Les étudiants de deuxième année d’IUFM doivent garder le statut d’enseignants stagiaires rémunérés par l’état.

  •  L’année de formation en alternance permet une entrée progressive dans le métier. Ces aller–retour entre formation théorique et pratique doivent être maintenus.
  • Le caractère national du concours ne doit pas être remis en cause. Le gouvernement ayant engagé les universités dans la concurrence, le même droit à l’éducation  pour tous les citoyens ne sera plus garanti d’une région à l’autre. Le lien que Jules Ferry avait établi entre l’école, les maîtres et la république disparaît.
  • La formation des maîtres est un enjeu national : définir la manière dont on formera les enseignants, c’est définir l’instruction et l’éducation des jeunes générations pour des années. Une réforme de cette importance mérite débats, concertations, négociations dans le respect  et l’écoute de toutes les parties prenantes.

Les conseillers Généraux  demandent le maintien de l’ IUFM comme opérateur
de la formation des futurs enseignants.

 

 

Lons le saunier le 27 mars 2009

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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 11:39

Séance publique du 27 mars


Le creps  de Chalain: grandeur et décadence









Mon intervention :


Je voudrais revenir sur la fermeture du Creps de Chalain.Cette décision vous l'avez dit Président vous a heurté et vous l'avez dénoncée comme une décision brutale.

Mais cette décision ne l'oublions pas, elle a été prise dans le cadre de la loi RGPP réforme générale des politiques publiques qu'il ne fallait pas accepter  de voter.

Cette fermeture a été décidée dans les coulisses du pouvoir et nos parlementaires n'étaient semble-t-il pas au courant peu de temps avant.

Décision annoncée donc sans aucune concertation,  ni avec le mouvement sportif, ni avec le personnel, ni avec les collectivités locales.

Cette décision va mettre fin brutalement à l'action d'un établissement profondément enraciné  dans le Jura depuis son inauguration en 1962 par Herzog . Plusieurs décennies de services aux mouvements  sportifs, au monde associatif dans son ensemble, aux professionnels du sport et de l'animation, à l'accueil de stages de haut niveau . Outre les emplois, ce centre a un poids significatif sur l'économie jurassienne , il fait tavailler fournisseurs et prestataires . Sa fermeture en cette période de rise est inacceptable et comme il ne fallait pas accepter la fermeture des hôpitaux, classes, postes, tribunaux il ne fallait pas laisser fermer le Creps.

Aujourd'hui l'état nous le laisse  comme une coquille vide sans même se soucier de sa reconversion.Ses salariés iront rejoindre les 9300 chômeurs du Jura, ce n'est pas son problème.

 Le problème immobilier est certes important mais c'est d'abord le sort des personnels  qui doit être notre souci!

Pour les bâtiments j'espère que nous pourrons compter sur nos parlementaires qui connaissent bien Mr Laporte et Mme Bachelot afin de négocier au moins la reprise à l'euro symbolique. Ce serait la moindre des choses vu l'argent que le conseil général a investi, je n'ai pas les chiffres mais pour la halle de tir à l'arc  et la halle sportive inaugurées en 2007 c'est 1 520 000 euros  de deniers publics investis!

Il faudra être vigilant car l'état  négocie au meilleur prix les batiments qu'il déserte ,par l'intermédiaire de France domaines.

Pour Prémanon, bien que l'on nous promette un gestion autonome, n'oublions pas que la région Rhône Alpes a d'autres moyens financiers que nous .(Le département vient de faire  un investissement de 1 000 000 d'euros pour le stade de biathlon des Tuffes pour  conserver la discipline nordique )

Par BRULEBOIS Danielle - Publié dans : POINTS DE VUE & TÉMOIGNAGES
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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /Juin /2009 10:21

 Monsieur le Préfet de Région,


Il y a cinq mois Monsieur Bernard LAPORTE, Secrétaire d’Etat, annonçait la fermeture du CREPS de CHALAIN au nom de la loi de révision générale des politiques publiques de 2007 du gouvernement SARKOZY.

 


Sans concertation, ni négociation, sans avoir publié l’évaluation de l’audit, l’Etat se désengage encore une fois, à la hussarde, de ses missions de service public .

 

 D’autre part, Monsieur Bernard LAPORTE s’est engagé le 5 mars dernier à préciser « dans le jours qui viennent » les conditions de reprise éventuelle par le Conseil Général du Jura qui espère une vente à l’euro symbolique ou un bail emphytéotique. Mais à ce jour, 11 mai, pas de nouvelles !

 

Cette attente devient insupportable pour les personnels :  comment se projeter dans l’avenir dans cette pesante incertitude ?

 

Une réorganisation responsable et rapide aurait permis au CREPS de tenir ses engagements de cet été et de maintenir certaines activités sans coupure. Malheureusement il a fallu annuler tous les stages, séjours, séminaires, week-end, etc …car de nombreuses inscriptions étaient prises pour cet automne et cet hiver. Ce gâchis est inacceptable alors que l’on parle de « relance ». Le Jura est sévèrement touché par la crise, cet établissement a un poids significatif pour l’économie jurassienne, sa fermeture aura de lourdes conséquences.

 

Le CREPS de CHALAIN c’était aussi une équipe de professionnels qui assuraient avec excellence ses missions d’éducation populaire, de formation et d’insertion depuis 47 ans.

 

Aujourd’hui l’Etat le rejette et c’est un coup terrible porté au monde sportif, aux  associations et  aux jurassiens.

 

Le CREPS de CHALAIN c’est aussi une implantation privilégiée dans un cadre unique et touristique, ce sont des infrastructures importantes, performantes et modernes : salle de conférence de 100 places, salles de cours, manège équestre olympique, tour d’escalade, saunas, hammams, SPA, salle de musculation, base nautique, terrains de tennis, halle sportive, halle de tir à l’arc de 70 mètres… Cette dernière, toute neuve, pour ne citer qu’elle, a coûté 1 250 000 euros et a été inaugurée en 2007. Le contribuable jurassien a bien sûr largement participé au financement de tous ces équipements. Il serait normal et juste que l’Etat le cède au Conseil Général pour l’euro symbolique. Mais que présage ce long silence du ministre ?

 

Le gouvernement de Monsieur SARKOZY aurait-il le dessein de faire du profit en revendant aux Jurassiens ce qu’ils ont déjà payé ou de le brader au plus offrant, à un privé ou à une multinationale du tourisme sportif ?


Nous vous demandons d’avoir l’obligeance d’intervenir pour répondre à nos interrogations et pour nous communiquer rapidement les renseignements sur les conditions de transfert que salariés, sportifs, utilisateurs et élus sont en droit de connaître sachant que le Conseil Général est actuellement engagé dans une restructuration de Bellecin pour 8 millions d’euros,  du  site des Tuffes pour 1 million d’euros, entre autres projets sportifs dits « structurants ». La reprise de Chalain sera une responsabilité et une charge importante pour un petit département dont l’avenir n’est pas lisible tant que les travaux de la commission Balladur ne sont pas validés.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet de Région, mes salutations les plus respectueuses.

Par BRULEBOIS Danielle - Publié dans : POINTS DE VUE & TÉMOIGNAGES
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