22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 12:33

Le bilan des Assemblées générales des associations ADMR locales, à Sellières, à Bletterans comme partout dans le Jura , permet de mesurer l'importance de ces associations dans nos territoires. L' ADMR rend un service essentiel dans toutes les Communes du département, à la fois social, en aidant les familles et économique en créant des emplois de proximité.
Dans le secteur du service à la personne devenu concurrentiel, le modèle ADMR est un modèle unique car il repose sur le b...énévolat et sur une longue expérience qui allie valeurs humaines et professionnalisme.

Le métier d'auxiliaire de vie sociale est un métier complexe et difficile qui requiert de multiples compétences et de grandes qualités humaines.
Souvent à temps partiel, la profession n'est pas assez reconnue, pas assez payée et des difficultés de recrutement apparaissent.

Le prochain gouvernement devra se pencher sur ce sujet important car l'augmentation du nombre de personnes âgées est considérable, il va bien falloir trouver des bras pour procéder à leur accompagnement, avec toute la déférence qui leur est due.

Le Conseil départemental est le principal financeur de l'ADMR à travers l'APA, environ 22M€ chaque année.
Depuis 2016 la loi d'adaptation au vieillissement apporte un financement supplémentaire de 1,2ME au Jura, ce qui a permis d'augmenter les plans d'aide de ceux qui en ont le plus besoin tout en diminuant le reste à charge( ex: +5h en GIR 4, + 20h en GIR 1.)

Cette loi votée fin 2015 s’articule autour de trois grands axes :
Amélioration du quotidien des personnes âgées, amélioration des conditions de travail des aides à domicile, droit au répit des aidants et prévention contre la perte d’autonomie.

La loi d'adaptation de la société au vieillissement est une réelle avancée car depuis 2002 et malgré les promesses des gouvernements successifs , rien n'avait été fait. Cette loi permet la revalorisation des plafonds de l’aide personnalisée à l’autonomie (APA) qui étaient gelés depuis 2002, un plan d’aide à la rénovation de l’habitat et un début de reconnaissance du statut d’aidant familial…

Mais elle est encore insuffisante au regard des enjeux, et ceux qui seront en responsabilité du pays devront se pencher sur ce problème de la prise en charge de la perte d'autonomie, appelé "le cinquième risque" selon les principes ayant guidé la création des quatre branches de la sécurité sociale: un accès universel aux prestations et une égalité de traitement pour tous.

 

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Published by Danielle Brulebois